Le tribunal administratif pourrait annuler l’arrêté de la Province sud qui ne réclame que 27 millions de francs CFP par an à l ’usine de Vale basée à Goro pour l’installation de son "grand tuyau" qui occupe pourtant plus de 80 hectares du domaine public maritime.
Selon le rapporteur public du tribunal administratif , le président de la province sud aurait commis "une erreur manifeste d’appréciation" en ne réclamant qu’une très faible redevance : 27 millions de francs cfp par an pour un grand tuyau qui occupe plus de 80 hectares du domaine maritime public ( 20 km de long par 40 m de fond dans la baie de Prony à l’extrême sud de la Grande Terre). Sans ce tuyau le mastodonte industriel surnommé "Usine du sud" ne peut pas fonctionner mais selon le rapport du tribunal administratif, il est inconcevable de ne pas prendre en compte le fait que cet ouvrage va rejeter ses effluents tout près du récif classé au patrimoine mondial de l’humanité par L’Unesco.
Si dans 15 jours, le tribunal administratif de Nouméa rend une décision conforme aux préconisations de son rapporteur public, ce sera donc une victoire pour l’association EPLP ( ensemble pour la planète ) qui depuis le début de ce projet industriel lutte contre les effets néfastes du grand tuyau, cette association écologiste avait déjà engagé plusieurs recours afin de demander la destruction du tuyau pollueur mais en vain...
Mais ce énième recours permettra à l’organisation écologiste, si bien sûr elle obtient gain de cause devant le tribunal administratif, de démontrer publiquement que l’ industriel Vale obtient bien trop facilement d’importantes faveurs de la part des institutions calédoniennes...
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