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Publié le 28/05/2009 | 10:24

SOCIAL. Echauffourées entre syndicalistes et forces de l’ordre

Des heurts se sont produits jeudi matin entre les forces de l’ordre et des militants du syndicat USTKE, qui avaient envahi l’aérodrome domestiquede Nouméa.

JPG - 23,4 ko Les militants du syndicat USTKE ont envahi l’aérodrome de Nouméa jeudi © D.R. Une trentaine de manifestants, dont Gérard Jodar, président de l’USTKE (Union syndicale des travailleurs kanak et des exploités, indépendantistes), ont été interpellés et placés en garde à vue.

Très tôt jeudi matin, une centaine de syndicalistes a tenté de pénétrer dans l’aérogare de Magenta et a été repoussée par des tirs de grenades lacrymogènes des gendarmes mobiles et de la police, a indiqué Yves Dassonville, haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie.

Un groupe de manifestants a ensuite découpé le grillage de la piste d’atterrissage située en bord de plage et l’a investie. Plusieurs d’entre eux dont M.Jodar sont alors montés à bord de deux ATR de la compagnie Aircal.

"Un engin explosif a été trouvé à bord d’un des avions. Tout ceci n’est pas tolérable. Est-ce qu’on est encore dans du syndicalisme ? Non, on est dans du banditisme, et je ne laisserai pas faire. Par ailleurs, les commandes des appareils occupés par les militants ont été mises à mal. Ily a un franchissement très net de la ligne jaune", a déclaré à la presse Yves Dassonville.

Aircal face à l’USTKE

Les avions sont cloués au sol pour 72 heures pour vérification des équipements électroniques, a également indiqué M.Dassonville. Un coktail Molotov a en outre été lancé lors des heurts contre les forces de l’ordre, une centaines de gendarmes et policiers ainsi qu’une dizaine de véhicules.

En milieu de journée, le calme était revenu aux abords de l’aérodrome. Dans l’après-midi, le syndicat a dénoncé "la criminalisation de l’USTKE, qui s’inscrit dans une démarche de l’Etat".

Un conflit oppose La section STKE-AIRCAL (USTKE) et la direction d’Aircal à propos de la non-reconduction du contrat d’une employée kanak. Un arrangement a été trouvé avec la direction du travail pour le reclassement de cette employée, mais l’USTKE s’oppose à la direction d’Aircal, au sujet de la prise en charge des jours de grève.

Dans un communiqué du 09 avril, le syndicat déclare militer pour l’embauche en CDI d’une jeune Kanak de Nengone « évincée de la sélection et non retenue malgré le choix de la Chef d’Agence (Cadre KANAK), par la machination de la Direction des Ressources Humaines et du Directeur Commercial au profit de la candidate du Syndicat opposé ». Dans le mêle communiqué, l’USTKE déplorait aussi « l’incompétence de notre Direction à gérer le dialogue social dans l’entreprise ».

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