Jean-Maurice Ooghes va apporter son expertise pour les Jeux - BENOIT JOURDAIN ©LA1ERE
Pour un évènement comme les Jeux du Pacifique, la logistique en terme de réalisation est énorme. Huit heures de direct par jour, un plateau central (au Royal Tera) et des sites de compétitions disséminés sur toute l’île... Pour assurer la réalisation, il fallait un homme d’expérience : Jean-Maurice Ooghes.
Son nom ne vous est pas forcément inconnu, son visage un peu plus. Réalisateur de France Télévisions pour les évènements sportifs, Jean-Maurice Ooghes a été régulièrement cité par tous les présentateurs sportifs de la chaîne publique à la fin de chaque retransmission. Comme il le dit, cela fait "une vingtaine d’années que je suis dans le sport, j’ai réalisé beaucoup d’athlétisme, de gymnastique, de tennis, du tennis de table, du judo...", énonce-t-il. Mais son premier gros défi arrive en 1997. "Je suis monté en puissance cette année-là puisque j’ai réalisé pour la première fois le Paris-Dakar et le Tour de France", observe l’homme de 58 ans. A deux et quatre roues, il a l’expérience des grandes compétitions, c’est d’ailleurs pour cette raison que France Télévisions l’a envoyé en Nouvelle-Calédonie pour "superviser la mise en place des moyens et organiser le plateau principal", situé au Royal Tera.
L’hotel de la baie de l’Anse Vata n’était pas destiné à accueillir les équipes de la1ère, mais c’est lors de sa première visite sur le Caillou en avril dernier que le réalisateur a eu le coup de coeur pour cet endroit. "Au départ, le plateau devait se trouver à la Maison des Artisans, mais cela ne convenait pas en terme de décor. J’accompagnais la directrice de production qui visitait les chambres réservées au Royal Tera, j’étais dans le hall quand j’ai aperçu la terrasse... Je me suis dit que l’endroit était pas mal. La découverte des deux autres salles à côté de la terrasse a fini de me convaincre", raconte-t-il. Pratique et offrant un point de vue superbe sur la baie, l’hôtel a reçu les suffrages de Wallès Kotra, le directeur de Nouvelle-Calédonie 1ere, et Pascale Bastien-Thiry, la présidente du Comité organisateur des Jeux.
Le défi du direct
Habitué à jongler avec les images sur les routes de France ou dans les dunes d’Afrique, il va découvrir les paysages de Nouvelle-Calédonie. "Le challenge, ici, c’est de réussir un direct de qualité avec des moyens, tout de même conséquents. La chaîne a mis le paquet, parce qu’une telle opération n’a jamais été entreprise pour les Jeux", note-t-il. Amoureux de sport, il cite volontiers la finale de l’Euro 2000 France-Italie pour décrire les particularités de son métier : "dégagement de Fabien Barthez, déviation de David Trézéguet, but de Wiltord... Si le le réalisateur reste sur le gardien à ce moment-là ou passe un ralenti, il rate le but ! La première qualité d’un réalisateur, c’est d’être vigilant, réactif et être capable de faire face à tout imprévu".
A Nouméa, s’il ne devrait pas être perdu lors du tournoi de football ou de judo, il va découvrir certains sports comme le va’a (pirogue polynésienne). Mais il tient à rassurer les téléspectateurs. "Tout d’abord, il n’est pas nécessaire pour un réalisateur de maîtriser le sport dont il assure la retransmission. Ensuite, il y a d’autres réalisateurs pour ces Jeux qui s’y connaissent bien plus que moi. Exemple, c’est un réalisateur venant de Tahiti qui va filmer le va’a. Je suis là en tant que réalisateur-conseil", déclare-t-il. Certes, mais encore ? "J’interviens depuis le Royal Tera pour gérer le multiplex et les directs, précise-t-il, je n’ai aucun conseil à donner aux gens d’ici, ce sont des professionnels". S’il a fait découvrir (et aimer) la France aux téléspectateurs avec la Grande Boucle, il devrait se régaler durant les Jeux du Pacifique, dont il va assurer la réalisation de la cérémonie d’ouverture...
Retrouvez toute l’actualité des Jeux du Pacifique sur le site spécial de Nouvelle-Calédonie 1ère :
http://nouvellecaledonie.la1ere.fr/jdp
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